Action communiste

Nous sommes un mouvement communiste au sens marxiste du terme. Avec ce que cela implique en matière de positions de classe et d'exigences de démocratie vraie. Nous nous inscrivons donc dans les luttes anti-capitalistes et relayons les idées dont elles sont porteuses. Ainsi, nous n'acceptons pas les combinaisont politiciennes venues d'en-haut. Et, très favorables aux coopérations internationales, nous nous opposons résolument à toute constitution européenne.
Nous contacter : Yvette Genestal  < acotp@club-internet.fr >
Lundi 7 juillet 2008
Depuis plusieurs années de nombreuses voix se sont élevées dans le PCF et parmi beaucoup de ses anciens adhérents pour dénoncer l’impasse dans laquelle ce parti se trouvait et dire combien l’affaiblissement extrême de ce Parti portait préjudice aux travailleurs, aux luttes sociales, à l’avenir de notre pays.

Cette situation ne doit rien à la fatalité et ne s’explique sûrement pas par la seule évolution des conditions historiques dans lesquelles nous évoluons : ce sont des choix politiques profonds qui ont abouti à renoncer progressivement à la lutte des classes, à l’organisation concertée des luttes autour d’un objectif de transformation socialiste de la société.

L’opposition à cette dérive politique s’est notamment exprimée avec l’appel « le PCF à la croisée des chemins » en 2001 lors du 31 congrès du PCF. Depuis lors de nombreux camarades se sont organisés : les bulletins, les sites Internet, les associations locales se sont développées avec des adhérents (et même des organisations entières), et des non-adhérents du PCF. Ces mouvements n’ont pas été pour rien dans le succès de la campagne pour le NON au référendum ni dans des luttes de haut niveau qui ses sont déroulées ces dernières années.

Néanmoins, ces forces communistes à la fois fidèle à ce qu’il y a de plus fort dans l’histoire du communisme français et porteuses d’aspirations nouvelles, n’ont que rarement pu ou su fédérer leurs efforts. Elles n’ont jamais su proposer un projet rassembleur qui s’appuie sur ce qui pourtant leur est commun comme la centralité de la question du travail, l’appréciation que nous portons sur l’Europe, la nécessité des luttes…

L’un des obstacles semble être le rapport que nous entretenons avec le PCF et ses militants qui sont encore pour beaucoup des camarades de lutte. Nous sommes partagés entre le combat interne nourri sans doute de trop d’illusions, et celui mené à l’extérieur qui n’a jamais manifesté sa capacité à construire ne serait-ce que le début d’un outil efficace en terme d’organisation à l’échelle du pays.Nous en sommes réduits le plus souvent à témoigner de nos positions plus qu’à organiser concrètement l’action politique pour les faire partager. L’unification de toutes ces énergies dans un vaste mouvement communiste est plus que jamais indispensable pour mettre en débat un projet et une orientation véritablement révolutionnaires et communistes. Nous ne devons pas le faire entre nous et en dehors des débats qui traversent la société toute entière, ni en dehors des luttes dont on voit bien qu’elles souffrent d’un manque de perspective politique et d’un affaiblissement des positions de lutte de classe dans le syndicalisme français.

Il faudrait dans le même temps participer au débat avec tous les communistes, c'est-à-dire avec tous ceux qui mettent au centre de leur préoccupation la volonté d’en finir avec le capitalisme et de construire le socialisme. C’est vrai pour de nombreux communistes du PCF mais aussi pour des milliers d’autres et notamment des jeunes qui se retrouvent dans la démarche de la LCR.Si nous n’avons pas à réduire notre intervention à ces débats nous ne devons nous y soustraire.

Action Communiste Haute Normandie pourrait être à l’initiative dans le département de débats et nous pourrions réfléchir à un appel public au rassemblement de tous ceux qui y sont prêts dans un comité de liaison national ou toute autre forme d’organisation visant à coordonner l’ensemble des groupes, des mouvements, des individus qui veulent faire renaître une véritable force communiste anti-capitaliste.

Hervé Basire, Dieppe


Témoigner et Agir
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Dimanche 15 juin 2008

Bon, d'accord, ce n'est pas très politique, mais je n'ai pas pu m'empêcher !

PA
par Action communiste
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Jeudi 8 mai 2008

Israël : les médias se déchaînent à l'occasion de la naissance de l'Etat Hébreu (France-Inter en direct de Jérusalem, Shoah rediffusé, Exodus à longueur de colonnes, "Eretz Israël, vers la terre promise" à la télé, etc.).  Pour sa part, Action communiste préfère évoquer les Palestiniens jadis chassés de leurs terres par le terrorisme sioniste, et depuis exilés dans leur propre pays.  Voici, tiré du site de Michel Collon, le texte d'une pétition d'israëliens qui nous a paru plus intéressant que le  n--ième fait d'arme de la Haganah contre un peuple sans défense.


Israel - 30-04-2008 . Au mois de mai, certaines organisations célèbreront le soixantième anniversaire de la fondation de l'Etat d'Israël. Cela peut se comprendre, dans le contexte de siècles de persécutions ayant culminé dans l'Holocauste. Néanmoins, nous sommes des juifs qui ne célèbrerons pas cet anniversaire.

Il est manifestement grand temps de reconnaître le récit de l'Autre, le prix payé par un autre peuple en raison de l'antisémitisme et de la politique génocidaire d'Hitler. Comme l'a souligné Edward Said, la Naqba est, aux yeux des Palestiniens, ce que l'Holocauste est à ceux des juifs.

En avril 1948, en ce même mois qui vit l'atroce massacre de Deir Yassin et l'attaque au mortier contre des civils palestiniens sur la place du marché de Haïfa, le Plan Dalet a été mis en œuvre.

Ce plan autorisait la destruction de villages palestiniens et l'expulsion de la population indigène à l'extérieur des frontières de l'Etat (israélien). Non, nous ne fêterons pas cela !

En juillet 1948, 70 000 Palestiniens furent chassés de leurs maisons à Lod et à Ramléh, au plus fort de la canicule de l'été, sans eau et sans nourriture. Des centaines d'entre eux perdirent la vie.

Cet événement est connu sous le nom de «Marche de la Mort». Non, nous n'avons aucun motif à nous réjouir !

Au total, ce sont au minimum 750 000 Palestiniens qui devinrent des réfugiés.

Plus de 400 villages furent rayés de la carte. Mais cela ne mit pas fin à l'épuration ethnique. Des milliers de Palestiniens (citoyens israéliens) furent expulsés de la Galilée, en 1956.

Plusieurs milliers de Palestiniens supplémentaires furent expulsés de la Cisjordanie et de la bande de Gaza.

Selon le droit international, et comme le stipule la résolution 194 de l'Onu, les réfugiés de guerre ont le droit de retourner chez eux ou d'obtenir une compensation. Israël n'a jamais accepté ce droit. Non ; nous ne ferons pas la fête.

Nous ne saurions célébrer l'anniversaire d'un Etat fondé sur le terrorisme, les massacres et la dépossession d'un autre peuple de sa terre.

Nous ne saurions célébrer l'anniversaire d'un Etat qui, encore aujourd'hui, pratique l'épuration ethnique, viole le droit international, inflige une punition collective monstrueuse à la population civile de Gaza et continue à dénier aux Palestiniens leurs droits humains et leurs aspirations nationales.

Nous ferons la fête quand les Arabes et les juifs vivront, en tant qu'égaux, dans un Moyen-Orient en paix.

Seymour Alexander Ruth Appleton Steve Arloff Rica Bird Jo Bird Cllr Jonathan Bloch Ilse Boas Prof. Haim Bresheeth Tanya Bronstein Sheila Colman Ruth Clark Sylvia Cohen Judith Cravitz Mike Cushman Angela Dale Ivor Dembina Dr. Linda Edmondson Nancy Elan Liz Elkind Pia Feig Colin Fine Deborah Fink Sylvia Finzi Brian Fisher MBE Frank Fisher Bella Freud Catherine Fried Uri Fruchtmann Stephen Fry David Garfinkel Carolyn Gelenter Claire Glasman Tony Greenstein Heinz Grunewald Michael Halpern Abe Hayeem Rosamine Hayeem Anna Hellman Amy Hordes Joan Horrocks Deborah Hyams Selma James Riva Joffe Yael Oren Kahn Michael Kalmanovitz PaulKaufman Prof. Adah Kay Yehudit Keshet Prof. Eleonore Kofman Rene Krayer Stevie Krayer Berry Kreel Leah Levane Les Levidow Peter Levin Louis Levy Ros Levy Prof. Yosefa Loshitzky Catherine Lyons Deborah Maccoby Daniel Machover Prof. Emeritus Moshe Machover MiriamMargolyes OBE Mike Marqusee Laura Miller Simon Natas Hilda Meers Martine Miel LauraMiller Arthur Neslen Diana Neslen Orna Neumann Harold Pinter Roland Rance FrancesRivkin Sheila Robin Dr. Brian Robinson Neil Rogall Prof. Steven Rose Mike Rosen Prof.Jonathan Rosenhead Leon Rosselson Michael Sackin Sabby Sagall Ian Saville Alexei Sayle Anna Schuman Sidney Schuman Monika Schwartz Amanda Sebestyen Sam Semoff Linda Shampan Sybil Shine Prof. Frances Stewart Inbar Tamari Ruth Tenne Martin Toch Tirza Waisel StanleyWalinets Martin White Ruth Williams Naomi Wimborne-Idrissi Devra Wiseman GerryWolff Sherry Yanowitz

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Dimanche 4 mai 2008

Quelques extraits du discours d'Eric Bevilacqua, secrétaire de l'UL-CGT,

le 1er mai 2008


Chers camarades,


Ce 1er mai 2008 revêt un caractère un peu particulier puisque nous fêtons d'une part les 40 ans de mai/juin 68 et son cortège d'avancées sociales (...), mais également un bien triste anniversaire, celui de la première année de pouvoir de Nicolas Sarkozy (auto-proclamé « Président du pouvoir d'achat ») (...) Notre cher Président ne propose que 1,1% d'augmentation des pensions des retraités, 0,8% aux fonctionnaires et une simple remise à niveau du SMIC qui demanderait en réalité un sérieux coup de pouce.


La multiplication des mouvements revendicatifs au cours de ces derniers mois témoigne que les salaires et le pouvoir d'achat sont aujourd'hui la préoccupation majeure des salariés. Et pour cause : en 10 ans, la part des salaires dans les richesses produites n'a cessé de diminuer, ce qui est d'autant plus inacceptable pour les salariés car rarement les entreprises et la finance se sont si bien portées, demander aux entreprises du CAC 40.


Au niveau local, des entreprises comme Aérazur, les TAE, EMT composants, Renault, Carrefour, Tati, ED et d'autres se sont battu pour leurs salaires, avec plus ou moins de bonheur pour certain, mais aujourd'hui l'annonce par L'INSEE d' une augmentation de l'inflation de 3,2 % en un an ruine tous les gains obtenus par ces luttes.


 

Que dire également de la réintégration de la fonderie de Cléon au sein du groupe Renault ? Neuf années de lutte obstinée des salariés et de la CGT pour obtenir ce résultat. Quel gâchis humain, économique, quelle perte de temps pour enfin compte, revenir à la case départ !C'est dans ce contexte difficile pour les salariés, que l'union locale d'Elbeuf avait décidé d'organiser une grande manifestation interprofessionnelle sur la question des salaires, du pouvoir d'achat, du relèvement des pensions, le jeudi 29 mai 2008 afin d'obliger le patronat local à ouvrir ou ré-ouvrir des négociations salariales pour compenser cette envolée des prix.L'actualité sur la négociation des retraites nous oblige à repousser au mois de juin cette initiative. En effet, au lendemain de la confirmation des orientations gouvernementales en matière de retraites, les cinq centrales CGT, CFDT, FO, CGC et CFTC ont convenu de faire du 22 mai prochain une journée nationale interprofessionnelle d'action et de manifestations "pour la défense de la retraite solidaire".Toute la communication gouvernementale cherche à dissimuler la poursuite et l’accélération de la baisse du niveau des retraites. La désindexation des salaires est en effet un mécanisme redoutable qui va amputer d’un tiers le montant des pensions relativement au salaire moyen. L’OCDE est très claire : le taux de remplacement du salaire moyen par la pension va tomber à 51%. Hormis le Royaume-Uni et l’Allemagne, c’est le taux le plus bas des pays européens (...).

 

Nous devons mobiliser toute notre énergie pour faire de cette journée d'action un grand moment de lutte contre les mesures gouvernementales.


La chute dans les sondages et la débâcle des résultats aux élections municipales et cantonales sont un premier signe de l'opinion, envoyé au président de la République est à son gouvernement, pour infléchir les réformes en cours. « Réforme » dans le dictionnaire, veut dire : changement important en vue d'une amélioration (...).


Et pourtant, l'argumentation avancée par certains ministres (...) sur les plateaux de télévision au soir des élections, nous laisse pantois et perplexe ! Cela augure mal des suites des réformes que le gouvernement veut mettre sur la table très rapidement. Réforme de la sécurité sociale (privatisation partielle), des ouvertures du droit à la retraite (41 années de cotisation), de l'assurance-chômage (durcissement vis à vis des privés d'emploi), des déficits publics, de la formation professionnelle, de la carte hospitalière, de l'immigration.... sont autant de sujets polémiques qui méritent une attention particulière de la part de notre organisation syndicale et des salariés. La vigilance doit être de mise. Il est fort à parier que le mot « réforme » vu du côté du gouvernement, veuille dire : plan de rigueur et privatisation des droits.


Ces choix économiques et sociaux sont d'autant plus graves qu'ils multiplient la misère sur notre territoire, officiellement 4 millions de personnes vivent en France au-dessous du seuil de pauvreté et cela va malheureusement augmenter avec les radiations des chômeurs, les bas salaires et les temps partiels.


Cette politique aux conséquences dramatiques pour une grande partie de la population, est encore plus dramatique sur d'autres continents, ou vivre et survivre est le lot quotidien des populations.


Les émeutes de la faim se multiplient et sautent d'un continent à un autre. La flambée des prix alimentaires plonge les peuples dans une misère terrible tuant hommes, femmes et enfants. Que ce soit au Maroc, en Égypte, à Haïti, au Burkina Faso, en Mauritanie, en Côte d'Ivoire, au Mexique, en Thaïlande, au Sénégal ou à Madagascar, le prix moyen d'un repas a augmenté de 40 % dans le tiers-monde.


Pourtant, ne nous avait-on pas assuré que le triomphe planétaire du capitalisme, que la mondialisation de la finance et des échanges allaient assurer la prospérité générale ? Les institutions financières peuvent invoquer les mauvaises récoltes ou les changements climatiques, mais l'origine des maux ne vient-elle pas de l'appétit insatiable des grands capitaux ? La banque mondiale et le FMI portent par leur choix politique et stratégique une grande responsabilité. Oui le monde est en crise, mais en crise des choix de ces institutions sur les peuples (...).


L'Europe entière n'y échappe pas. La confédération européenne des syndicats avait organisé le 5 avril dernier une « euro manifestation » pour la revalorisation des salaires et la progression du pouvoir d'achat. Dernièrement en Roumanie, les salariés de Dacia, filiale du groupe Renault, viennent d'obtenir une augmentation de 35 % de leur salaire après trois semaines de lutte.


Pour terminer, avant de partir en manifestation, je ne peux m'empêcher de vous parler du conseil des prud'hommes d'Elbeuf et de son éventuelle fermeture.


Le conseil supérieur de la prud'homie a été réuni le 10 avril pour donner son avis sur la carte des conseils de prud'hommes. On a en fait assisté à une parodie de consultation (...) Il s'agissait pour le gouvernement de passer sous silence les centaines d'avis critique et de propositions alternatives exprimées depuis trois mois par des organisations, institutions, élus de sensibilité très diverses ; d'ailleurs les nombreuses manifestations tenues le 9 et 10 avril en ont confirmé l'ampleur. Les ministères concernés n'ont apporté aucune réponse aux objections soulevées. Ils annoncent la publication prochaine d'un décret confirmant la suppression des 63 Conseils, supprimant une centaine de sièges de conseillers, malgré les promesses antérieures.

De surcroît, il y a lieu de s'inquiéter des propos des représentants de la Chancellerie sur le remplacement des Conseils par des Maisons de la Justice qui traiterait aussi des litiges sociaux, dérogeant ainsi aux prérogatives de la juridiction prudhommale.

De toute façon, que le Conseil des prud'hommes d'Elbeuf disparaisse ou pas de la carte judiciaire, ne change rien à la motivation que nous devons avoir pour gagner cette élection le 3 décembre prochain (...) Ce jour là, les élections prud'homales permettront à des dizaines de milliers de salariés de faire entendre leurs revendications et leur attachement à une juridiction du droit du travail (...).


De notre engagement dans l'action pour s'opposer aux mauvais coups, pour proposer d'autres choix économiques et sociaux et notre engagement à syndiquer CGT là où nous sommes peu ou pas présents dépendra les succès sur nos revendications est le résultat CGT aux élections prud'homales.


En vous rappelant qu'au niveau départemental la CGT faisait aux dernières élections 42 %, que sur Elbeuf elle obtenait un score avoisinant les 52 %, qu'aller au-delà démontrerait au patronat et au gouvernement que loin de plier l'échine, les salariés exigent d'être plus et mieux entendus, pour plus de respect et de dignité (...)

 

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Jeudi 1 mai 2008

LE TEMPS DES LUTTES DE CLASSES


Nicolas Sarkozy a tenté de justifier jeudi dernier les reculs sociaux mis en œuvre par son gouvernement. Mensonges et confusions, mépris des Français et de leurs difficultés ont caractérisé son intervention. Normal : c’est le MEDEF qui dicte sa politique.


Une politique de classe 

Toutes les décisions du gouvernement vont dans le même sens : accroître les revenus du Capital. Les services publics sont ainsi attaqués de deux manières. D’une part on privatise ce qui peut devenir rentable pour les patrons comme la santé (assurances qui prennent le relai d’une sécurité sociale rendue inefficace, cliniques privées …), le transport, l’énergie, la Poste. D’autre part des suppressions massives d’emploi sont programmées. Et avec l’argent ainsi économisé, le gouvernement finance ce qui devrait faire partie du salaire payé par les patrons. Allègements de cotisations sociales ou fiscales, l’ensemble se chiffre à plusieurs dizaines de milliards d’euros… Et comme c’était encore trop peu, Sarkozy-Fillon en ont rajouté avec le cadeau fiscal aux plus riches de près de 15 millards d’euros.


Le travail est dévalorisé : travailler plus pour vivre mal...

Le travail des salariés coûtent ainsi de moins en moins cher aux patrons. Mais ça ne leur suffit jamais. Au nom de la compétitivité, le MEDEF et le gouvernement veulent allonger les annuités pour la retraite et le travail hebdomadaire en gardant une productivité très élevée. Les directeurs de ressources humaines ( quel beau nom pour un si sale métier…) mettent une telle pression sur les cadres et les salariés que le stress dû au travail s’aggrave. Les chômeurs sont priés d’aller travailler à 200 km de chez eux : avec quels moyens de transport ? au prix de de quels désastres familiaux ?


et pour gagner moins

Depuis le début 2008, les Français ont acheté moins de produits manufacturés et les ventes commerciales ont régressé. Tous les prix flambent. L’essence et le gaz augmentent sans fin. Se nourrir, se loger, se déplacer, financer les études des enfants devient pour beaucoup insurmontable.


Une politique efficace pour les patrons : Champagne pour les actionnaires !

Grâce aux sacrifices demandés aux salariés, les dividendes augmentent pour les gros portes-feuilles. Laurence Parisot peut féliciter Sarkozy : les bénéfices du CAC 40 atteignent près de 100 milliards d’euros en 2007 ! Et les secteurs où la hausse des prix a été la plus vive sont ceux qui profitent le plus : Total, EDF-GDF …


Soutien de tous les « européistes » aux « contre-réformes » des gouvernements français


C'est une politique conforme au traité européen voté en février par une majorité de députés PS et la quasi-totalité des députés de droite. Le credo est plus que jamais celui de l' "économie de marché".  Toutes les directives européennes conduisent à la politique de Sarkozy. Toutes les contre-réformes initiées en France depuis plus de 20 ans trouvent leur source dans la politique européenne.


Besoin de communisme et d’une autre politique


Salariés, chômeurs, retraités, nous avons des adversaires communs, mieux armés, mais beaucoup moins nombreux : les capitalistes. Nous sommes la majorité. Tous ensemble, nous pouvons les faire reculer si des luttes de masse se développent contre cette politique de classe. Les transports, la santé, la sécurité sociale, l’école, l’eau, l’énergie, ça ne leur appartient pas, ça ne doit pas leur appartenir. Nous avons besoin d’une autre société dans laquelle les besoins humains seraient les premiers à être satisfaits. Et dans laquelle les capitalistes ne règneraient plus sans partage.



QUELQUES CHIFFRES


 

Une politique pour les patrons : les profits en 2007


Total : 13,2 milliards d’euros

Renault : 2, 7 milliards d’euros

L’Oréal : 2,6 milliards d’euros

Unilever ( 44 000 salariés en Europe, dont ceux de Miko à Saint-Dizier, en lutte pour leurs emplois) : 4,1 millards d’euros

Arcelor-Mittal ( en train de liquider son site de Gandrange en Lorraine) : 7,1 milliards d’euros

Lactalis ( lait, produits laitiers) réalise une année exceptionnelle malgré la hausse du lait : 9,1 milliard d’euros

SNCF : Plus d’1 milliard d’euros

EDF : 5,6 milliards d’euros

Bouygues : 1,3 milliard d’euros

Vinci : 1, 46 milliard d’euros

GDF : 2, 5 milliards d’euros


Et pendant ce temps-là :


Les prix alimentaires flambent : 4,9% en un an. Par ailleurs, les ventes de médicaments remboursés ont chuté de 4.6% au premier trimestre ! D’anciennes maladies font leur réapparition : on observe une résurgence de la tuberculose de plus de 40% dans les populations touchées par la précarité en région parisienne...

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Le roquet de la semaine

Chaque semaine, AC attribue un "roquet d'or" à un journaliste qui n'aura pas honoré son métier, que ce soit par sa complaisance politique envers les forces de l'argent, son agressivité corporatiste, son inculture, ou sa bêtise, ou les quatre à la fois.

Cette semaine, le Roquet d'Or est attribué à Yves Dimicoli, économiste et dirigeant du PCF, qui a proposé dans l'Humanité du 25 mars dernier la prise en charge totale ou partielle, par l’Etat, des intérêts sur les emprunts contractés par les capitalistes, à condition que ceux-ci fassent des investissements « productifs » et qu’ils embauchent. On sait ce qu'a toujours donné ce genre de détournement des fonds publics vers les intérêts du Capital. Une idée d'avenir... chez Sarkozy.


Vos avis et propositions de nominations sont les bienvenus, tant la tâche est immense... [Toujours préciser la date, le titre de l'émission et le nom du lauréat éventuel].

 

 

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